Les seuls combats perdus d'avance sont ceux que l'on refuse de mener !




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L'agenda du groupe

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Samedi 13 septembre

Manifestation organisée par la Fédération anarchiste pour souhaiter la malvenue au pape invité par président de la République française.

Rassemblement à 14 heures sur la place de la République pour se rendre via la place de la Bastille à la place de la Nation.

http://malvenueaupape.centerblog.net/

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« La presse française fait preuve d'une partialité révoltante et ne traite jamais que les mêmes sujets: les hommes politiques et les autres criminels. »
Boris Vian


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Sommaire du monde libertaire

Sommaire du Monde libertaire n° 1523 du 4 au 10 septembre 2008

Chômeur forcémment feignants, par Patrick, page 3

À votre é, par Moriel, page5

Brèves de combat, page 6

Chair à canon, par J.-P. Cottel, page 7

Rroms = parias, par B. Bilderberg, page 8

Un parti ? par P. Pelletier, page 9

Olivier reclus, par D'jo, page 10

Archéologie, par N. Potkine, page 12

Anticléricalisme et , par O. Tarda, page 11

Quand les chutent, par S. Chemin, page 14

Georgia in my mind, par C. Danis, page 15

Un perdu, par A. Bernard, page16

Lettre d'un ami, par J.-P. Bertrand, page 17

Colloque à , par Hugues, page 18

Art et colonialisme, par G. Bounoure, page 19

Haro sur la , par J. Lesage De La Haye, page 20

La vie du , page 21

La qui tue, page 22

L'agenda des bons, page 23

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Edito du ML

Monde libertaire n° 1523 du 4 au 10 septembre 2008

On peut pas dire que ces semaines d'été passées aient été particulièrement ensoleillées, en tout cas pour nos coeurs libertaires : ce fut comme d'hab' la prévisible averse de chasse aux sorcières - pardon - aux émigrés, d'augmentations tous azimuts, gaz, électricité, transports et une dégelée de décisions impopulaires par nature comme la privatisation de La Poste pour 2011 ou l'insupportable projet Edvige de fichage généralisé… Moindre service et plus-coûtant, remaniements de personnel, suppressions de postes, gel des salaires, foutage de gueule quant au pouvoir d'achat ! Ce furent comme d'hab' les tartarinades du Bienfaiteur déhanché qui, pour plaire à son gourou "US" et poser - à ses pieds - en sauveur de la Civilisation, envoie la glorieuse armée française (ses godasses de cinq kilos et ses beaux treillis kaki bien visibles dans le désert) se faire ratatiner au bourbier afghan. Ce fut comme prévu la poursuite fastidieuse du Barnum électoral américain dont on n'a rien à cirer, noir démocrate ou blanc républicain, même libéralisme, mêmes guerres, même foi ridicule et meurtrière en la divine Croissance. Ce fut la poursuite encore plus fastidieuse du fastidieux feuilleton de l'université d'été du gentil PS, ses jeunes loups, ses vieux loups, ses promesses, son impuissance, son inutilité. Ce fut un jeu de massacre des populations du Caucase. Ce fut tout récemment l'annonce flamboyante du RSA financé par 1 % des éconocroques des bobos et des employés. Mais pas des vrais richards frileusement abrités sous le bouclier fiscal ou audacieusement planqués aux îles Caïman. Pour nous faire avaler ce sinistre brouet ambiant et son nauséeux condiment néolibéral, il nous en a fallu, cet été, avaler des titatas et sniffer des poudres aux yeux! Ainsi pas plus tard qu'il y a quelques jours, sur Radio-Paris (ou Radio-Banane ou Radio-Goulag), la présentatrice aux actualités, avec un inimitable ton de fausse big-sister et de vraie lèche-train, n'a pas eu scrupule à chevroter la perle que je vous livre : " Puisque les actualités, c'est aussi du sourire et du bonheur… " et à réentonner sans rougir le couplet éculé de l'équipe de hand-ball et des merdailles olympiques dont on nous gave depuis des lunes. Au milieu de tout ce glauque, enfin, Besancenot fut, et son Parti anticapitaliste. Mains tendues aux déçus des PS et PC, aux trotskards bien sûr et même aux libertaires… Y'a pas que du pipeau dans tout cela, précise dans nos pages Philippe Pelletier ; mais nous n'oublions pas Kronstadt, les méthodes de Lénine et de Trotski. Faire la révolution, certes, mais sans délégation, sans confiance dans aucun meneur, bref en ne laissant personne gérer nos affaires à notre place

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Olivier reclus dans son NPA

Olivier Besancenot efface Élisée et expose sa volonté d'ouverture avec les libertaires. Ainsi, libertaires et marxistes pourraient se battre côte à côte, contre le capitalisme et envisager un avenir commun.
Mais déjà les dés sont pipés, ainsi alors que d'après lui les marxistes sont " suspectés " d'autoritarisme, les libertaires seraient " condamnés " à l'impuissance. Le lexique judiciaire tient de seul argumentaire et les libertaires sont déjà jugés avant même d'avoir à présenter leur dos aux baïonnettes.
Impuissance face à leur manque d'autoritarisme pour prendre le pouvoir, peut-être… Il faut faire fi des divergences du passé, nous exalte Olivier! Puisque le capitalisme est victorieux, il faudrait agir ensemble, d'autant plus qu'aucun courant politique n'a " supplanté " les autres.
Comme si refuser toute idée de pouvoir était une méthode ou un savant calcul… Comme si la lutte contre toute forme de domination était une divergence du passé.
Battre le capitalisme serait un but en soi, peu importe ce qui le remplacera… Il nous parle d'efficacité pour gagner. Voilà que les divergences du passé ressurgissent! Car nous n'avons absolument pas le même but. Pour les anarchistes, il ne s'agit pas de gagner le combat et de remplacer les dominateurs, mais de détruire toute forme d'exploitation. Notre but est la liberté.
Du coup, contrairement à ce qu'annonce Olivier, le débat de fond est déjà esquivé. La question n'est pas à une union commune de direction de la révolution: nous voulons le fédéralisme intégral. Il ne s'agit pas, dans les quartiers ou les entreprises, de choisir de quelle couleur sera le papier toilette ou celle des lampadaires, si c'est pour laisser les décisions importantes à un nouveau parti, fût-il anticapitaliste.
Révolution!
La révolution, loin d'être un but en soi, est un moyen se débarrasser du capitalisme. Reste à savoir ce que nous souhaitons mettre en place ensuite. C'est un choix de société que chacun a à défendre. Soit on considère que nulle organisation de la société n'est possible sans prise en charge par un pouvoir quelconque (par de super individus plus aptes que d'autres à vivre en société?). Soit on considère que chaque individu est capable de prendre des décisions relatives à la vie en société et de les assumer, dans un cadre fédéraliste et autogestionnaire.

D'jo
Militant à la Fédération anarchiste

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L'Agenda du Monde libertaire

Agenda du Monde libertaire du 4 au 10 septembre 2008

Jeudi 4 septembre

Rennes (35)
Dans le cadre de la campagne antireligion de la Fédération anarchiste, le groupe la Sociale de Rennes organise à 20 heures au local la Commune, 7, rue de Châteaudun, un débat autour du thème: "Religions, gardiennes de toutes les injustices".

Samedi 6 septembre


Plormel (56)
À l'initiative des groupes de Bretagne de la Fédération anarchiste, une mobilisation laïque et contre l'ordre moral est organisée, place Jean-Paul II: - 12heures: pique-nique anticlérical, devant la statue de Jean-Paul II (chacun apporte un plat et une boisson); - 15heures: rassemblement festif et blasphématoire devant la statue pour son retrait de l'espace public et son démantèlement (aux frais de l'ancien maire!), avec un lâcher de préservatifs car nous préférerons toujours la capote à la calotte, puis départ en manif.
  •                 17heures: salle des fêtes, réunion publique "Quelles résistances face à l'offensive religieuse?" Intervenant: Jocelyn Bezecourt, animateur du site http://www.atheisme.org/  Infos: fedeanar56@yahoo.fr

Avignon (84)
Rassemblement antinucléaire au parc des Libertés (île de la Barthelasse) à l'occasion de la venue de 27 ministres européens; à partir de 12 heures pique-nique musical avec, entre autres, le groupe Au fond à gauche. À partir de 14 heures, diverses interventions sur les thèmes suivants: nucléaire, France et Europe; risques concrets et contrôle indépendant du nucléaire; sortir du nucléaire. À partir de 16 heures, rencontres entre militants antinucléaires afin de se connaître et de préparer ensemble la suite de la lutte contre le nucléaire.

Lundi 8 septembre


Cuisery (71)
Jusqu'au 20 septembre, exposition "Les hommes du jour", d'Aristide Delannoy (Un crayon de combat) p
résentée par la librairie Les Chats noirs. Office du tourisme, place d'Armes.

Mercredi 10 septembre


Marseille (13)
Rassemblement à 14 heures pour Serge Reynaud, victime de la répression antisyndicale à La Poste, devant la Poste Colbert, rue Henri-Barbusse, 13001 Marseille, métro Colbert.Pas encore privatisée, déjà répressive.

Paris (14e)
Rassemblement à 14 heures pour Serge Reynaud, victime de la répression antisyndicale à La Poste, au 41, bd Romain- Rolland, 75014 Paris, métro Porte-d'Orléans. Pas encore privatisée, déjà répressive.

Samedi 13 septembre


Paris (11e)
Manifestation organisée par la Fédération anarchiste pour souhaiter la malvenue au pape invité par président de la République française.
Rassemblement à 14 heures sur la place de la République pour se rendre via la place de la Bastille à la place de la Nation.

Paris (18e)
À 15h30 à la bibliothèque La Rue, Sébastien Rutès viendra parler de son livre Le linceul du vieux monde (édition L'Atinoir, 2008), une enquête policière située dans le Paris de 1899 et mettant en scène Nino, vieux compagnon libertaire, et Oscar Wilde! 10, rue Robert- Planquette Paris 18e, métros Blanche ou Abbesses.
Le programme 2008-2009 des rencontres-débats du samedi est en ligne sur le blog de la bibliothèque: bibliothèquelarue.over-blog.com

Sansais (79)
Fête Noire et Rouge à La Garette (Marais Poitevin, 10 km à l'ouest de Niort). Cette fête est organisée conjointement par le groupe Nous Autres de la FA, les camarades de la CNT locale et une association tout aussi locale: le MAC (Mouvement pour une alternative culturelle).
12 heures: repas partagé; 14 heures: politique et religieux, un rapport incestueux (conférence-débat); Oaxaca entre rébellion et utopie (film documentaire); débats improvisés; le soir repas, et, à 20 heures concert avec Rab (Punk-core), Kyma (politik electrorap), et Rudy's back sound antisystem (Ska Skinhead-Reggae Punk Soul…)

Mardi 16 septembre


Metz (57)
À 20 heures, débat " Le patronat veut en finir avec le monde ouvrier ", précédé du documentaire d'Helen Richards, L'envers de la réussite. Caveau du café Jehanne-d'Arc, place Jeanne-d'Arc à Metz.

Lundi 15 septembre


Paris (11e)
Jusqu'au 17 septembre à 19heures, les Enfants d'Antonin vous invite à la représentation de Café Panique, de Roland Topor. Un apéro spectacle conçu et interprété par Guillaume Jaspart. Roland Topor ne décrit pas le monde tel qu'il est, mais tel qu'il le voit en substance, en posant une question
fondamentale: Peut-on rire de tout?
À la Miroiterie, 88, rue de Ménilmontant, 75020 Paris. Entrée Libre (PAF). Contact: 06 50 35 75 27

Le Monde libertaire, hebdomadaire de la Fédération anarchiste, adhérente à l'Internationale des fédérations anarchistes


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Anciens articles du Monde libertaire


Edito du Monde libertaire

Edito du Monde libertaire N° 1502 du 31 janvier au 06 février 2008

Avant quand on disait « général » on pensait assez souvent (?) au mécano de ladite locomotive et à la bouille lunaire de Buster Keaton. Maintenant on pensera aussi au lampiste de la Société générale. Piratage informatique, complicités diverses et à tous niveaux, on peut se perdre en conjonctures. Penser aussi que ce n'est que le petit bout del'iceberg et qu'il s'en passe sûrement de bien belles sans que les médias s'en emparent ! Les politiques ont beau « s'irriter », évoquer, histoire de faire peur, le spectre du krach de 1929, les faits sont là : le gouvernement français n'a été prévenu que trois jours après la «forfaiture».
Le temps, informatiquement parlant, de gommer des traces et de faire porter le chapeau à un pseudo-hacker ? Va savoir ! Il y a quelque temps il était de bon ton de se gausser de lItalie sous la botte pailletée de Berlusconi. Mais la saga people du chef de l'État français ne fait pas que le bonheur des caricaturistes de notre bel Hexagone. De par le monde ça se gondole aussi. «Nouveau Napoléon », «Président Duracell », ça cartonne dur sur l'image de la fille aînée de l'Eglise. Et notre pouvoir d'achat dans tout ça ? Il a du plomb dans l'aile. On en viendrait presque à se demander où va l'argent des contrats juteux annoncés ça et là. Par contre la société du spectacle, elle, fait recette à guichets fermés.
Sinon, côté social ce n'est pas le quart d'échec de la grève des fonctionnaires du 24 janvier qui va beaucoup nous remonter le moral. Il faut bien convenir que les élections municipales prochaines enrayent sérieusement les rouages syndicaux encore existants. Demain on rasera gratis et un monde merveilleux sortira des urnes, tel est le refrain lancinant qui bourdonne constamment à nos oreilles. Au début des années 1970 le Programme commun avait remplacé la lutte des classes dans les statuts des syndicats. Plus de trente ans après, les mêmes illusions perdurent. Pourtant le miroir aux alouettes du libéralisme a fait beaucoup de dégâts dans la gauche parlementaire, pour ne parler que d'elle. Un certain bon sens pragmatique pourrait redonner la priorité à l' «action syndicale ». Mais quand tordra-t-on le cou au léninisme et à la mise en laisse du monde du travail ? Il le faudra pourtant si l'on veut que se profile un autre futur !


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Edito du Monde libertaire


Miracle et fourberie des statistiques, un rapport de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) basé sur les chiffres fournis pars le ministère de l'Intérieur (on n'est jamais si bien servi que par soi-même) indique une décrue des actes racistes et antisémites en 2007. Mais ne réjouissez-vous pas trop vite car ce bilan n'intègre pas les tableaux de chasse du grand veneur Hortefeux et de ses meutes, étant entendu que traquer des étrangers en vue de les expulser ne comporte nulle once de racisme. Rien que de très normal en somme, car si on commence à assimiler le gibier à des humains, nous ne sommes pas sortis de l'auberge n'est-ce pas ?
Toujours à propos de chiffres, mais ceux de l'économie cette fois, les indicateurs sont en berne. Le déficit public joue à l'excavatrice, la croissance s'ankylose, le pouvoir des ménages
s'érode, pris en sandwich qu'il est entre la stagnation des salaires d'un côté et une inflation qui a des fourmis dans les jambes de l'autre. L'hypocrisie de nos gouvernants atteignant des profondeurs abyssales, l'expression « plan de rigueur » est proscrite. Nos modernes Diafoirus se contenteront (sic) de prescrire des saignées à répétition. Deux dames patronnesses du gouvernement, Martin Hirsh et Christine Boutin disposeront de moins de piécettes pour faire la charité aux pauvres, car la lancette va fouailler furieusement dans la maigre veine qui irrigue le RSA (Revenu social d'activité), tout autant que
dans le microscopique vaisseau du logement. Le régime des retraites est en train d'être « remis à plat », autrement dit, les durées de cotisation gonfleront, alors qu'inversement les pensions s'aplatiront. Il est en effet une loi physique qui démontre que les exploiteurs ne manquent pas d'air quand les luttes s'essoufflent. Mais bon, ne pleurnichons pas, consolons nous avec la pitance que nous retrouvons dans
nos assiettes. Le groupe agrochimique américain Monsanto, ce si doux bienfaiteur de l'humanité, annonce revoir à la hausse ses prévisions pour l'exercice 2008. N'est-il pas réjouissant de savoir que grâce à la merde que nous ingérons les budgets de la recherche en cancérologie seront soignés aux petits oignons… Bombardés d'OGM bien entendu ?
La scène hexagonale vous déprime? Allez, consolez vous, Sarkozy va restaurer la « grandeur» de la France en envoyant 1 000 lobotomisés supplémentaires casser de l'Afghan.
Les riches font la bombe pendant que les pauvres les prennent sur la gueule. Il est des menus qui font gerber et provoquent des violentes montées d'adrénaline.

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Edito du ML

Edito du Monde Libertaire n° 1510 du 27 mars au 2 avril  2008

Quarante années après mai 1968, on vit toujours une époque formidable… Mais, tristement bien sûr, dans le même sens. Après qu'à l'UIMM (anciennement Maîtres des forges, c'était plus clair) la cheftaine du Medef avait découvert que le roi était nu, une nouvelle botte secrète a été trouvée. Comme les pouvoirs publics font de la géopolitique bas de gamme (rééquilibrage, combien de grammes?) le syndicat unique du patronat fait dans la realpolitik. Pour présider l'UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie, 20 % des cotisations du Medef), elles et ils ont trouvé un homme de « gauche ». Pas vraiment, mais quand même, Frédéric Saint-Geours a fréquenté du beau monde. Énarque, mais conseiller de Maurois, « dircab» de Fabius, Henri Emmanuelli… De là à surfer sur la vague rose il y a une brasse, mais quand même. C'est la sémillante Laurence qui doit jubiler en son for intérieur. Pour relancer les réformes comme le préconise tout un aréopage, y'a du monde ! Va savoir si, dans les continuateurs détournés de la SFIO, y'en a pas qui voudraient montrer qu'ils peuvent aussi mettre la main à la pâte… C'est toujours le même problème, faut-il gérer les régulations du marché ouoeuvrer pour un autre futur ? Gagner des élections c'est mettre le doigt dans l'engrenage et consolider l'ordre existant. Tant d'efforts pour un tel constat devrait faire réfléchir les partisanes et partisans des élections. Mais, encore une fois, les illusions perdurent. Sinon pour le Tibet, ça ne se bouscule pas trop au portillon pour boycotter les JO de Pékin. Utilité, répercussions politiques… à combien de morts se décide-t-on ?
Remettons-en une louche sur les retraites. L'augmentation du nombre d'années de cotisations pour les retraites met encore le doigt où ça fait mal. Les inégalités homme-femme au travail se révèlent dans toute leur crudité. En leur grande majorité, les femmes cotisent moins que les hommes dans leur carrière. L'avenir n'est pas rose pour l'autre moitié du ciel.

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Edito du ML

Edito du Monde Libertaire n° 1508 du 13 au 19 mars 2008

Au jour du bouclage c'est la journée des femmes, et internationale la journée ! Heureusement il va rester à l'autre moitié de la population terrienne 364 jours pour s'en remettre. N'empêche c'est sympa cette journée. Ça va faire plaisir aux femmes de Gaza qui se prennent des rockets dans la tronche avec leurs lardons, aux centaines d'épouses violentées et battues par leurs gentils conjoints ou à toutes les salariées sous-payées parce qu'elles ont pas de zizi. Cette journée c'est creux comme si Marie-Chantal singeant les militants, montait sur la table et braillait à l'encan : " et pour les femmes, hip, hip, hip hourrah… ". J'arrête je suis méchant rien que méchant. Pourtant on a tout lieu d'exulter me direz vous : Tête de Fillon nous assène que les chiffres du chômage n'ont jamais été aussi bas depuis la nuit des temps. Fabienne Brutus - mauvais élément de sainte ANPE- va en avoir une attaque. Cette admirable nouvelle-là tombe pile poil avant le premier tour des cipales, dont tout un chacun se contrefout par ailleurs. À part ça, les fumeurs n'en finissent plus de crever d'un cancer bien mérité et continuent de nous emmerder : chassés des beuglants et des troquets, ils s'agglutinent sur les trottoirs de nos villes et empêchent nos bourgeois de dormir : qu'on leur cloue la langue une bonne fois, qu'on les fiche à l'ADN! À part ça (bis), on délocalise, on bastonne, on ferme, on licencie dans nos chères
entreprises de droit divin pourvoyeuses de jouets comme Smoby ou de bonbons comme Haribo. Les dollars yankees exportent à coup de bottes et de blindés leur démocratie qui sent la Bourse chez les sioux irakiens et les comanches sud-américains. Notre glorieuse et vaillante police continue à chasser le jeune et l'émigré. C'est la valse des dénonciations, des tasers et des gardes à vue, sur fond de gospel en centres de rétention. L'éthique règne dans le monde des entreprises, on vous dit, telle la main invisible du Marché dans la culotte de Devedjian… Devant tant de cynisme et de félonie, plus que jamais les luttes et la Résistance s'imposent : comme Roger Dadoun la fringale nous prend d'un général boycott, cet autre nom de la Révolution.

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Edito du Monde libertaire

Edito du Monde libertaire N° 1501 du 24 au 30 janvier 2008

La guerre des classes fait rage. Si les médias et les soi disant représentants du prolétariat n'en parlent guère, occupés qu'ils sont à préserver leur gamelle et la fumeuse représentation syndicale, le Médef, lui, dévore à belles dents toutes les avancées durement acquises en cent cinquante ans de luttes. Un secteur qui ne chôme pas, c'est le théâtre ! Pas celui des acteurs, metteurs en scène, machinistes et autres intermittents du spectacle, mais bien celui de la poudre aux yeux que notre bienfaiteur suprême nous balance en pleine poire. Les Rolex, Patek-Philips, chaînes en or avec médaillon et autres bimbeloteries s'étalent complaisamment sur la poitrine chétive du cynique matamore bling-bling de l'Élysée. Les robes signées, dont il serait paraît-il indécent de dire le prix, attifent les divas, et autres déesses de la politique-showbizz; autant de camouflets infligés avec morgue à la face des travailleurs, des émigrés, des èrémistes, des chômeurs en fin de droit – bref des gueux que tout ce joli monde considére avec insolence et mépris comme un troupeau bruyant voire odorant, taillable et corvéable à merci aux fins de financer les cadeaux somptuaires largement distribués aux nantis et aux riscophiles de tous poils. Les voyages au bout du monde, les séjours en palais des mille et une nuits, les croisières en yacht, les orgueilleuses et affriolantes histoires de fesses plus ou moins mondaines viennent avec délicatesse nous rappeler de conserver notre rang et de ne pas en faire un pataquès si le prix des denrées de première nécessité a pris 30 pour cent au supermarché du coin plus vite qu'il n'en faut à un chef d'entreprise pour délocaliser au Bengladesch. Nos maîtres à (dé)penser, férus de respect envers les cocasses et exotiques superstitions officielles et si prolixes en leçons de morale (pas beau fumer, boire, pas beau se soigner, profiter de sa retraite, pas beau de ne pas acheter des soldes, pas beau de ne pas être à genoux devant Sainte Croissance, etc.), pour tout dire si fiers de leur réussite sociale et de leur entregent, battent tous les records de vulgarité, de prétentiardise et de cynisme élitiste à la face de ceux qui en bavent, qui crèvent d'angoisse et/ou de faim; de ces otages (vous avez dit otages!) d'un monde mis en coupe réglé par la féroce mondialisation néolibérale du fric et de la violence militaire et flicarde. Ah comme nous aimerions, tel certain poète affamé de la révolution de 1848, discerner dans le silence nocturne des mansardes et des HLM, non pas les bang bang de débiles séries américaines, mais le petit bruit aigre et bien réconfortant des couteaux qu'on affûte !

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Edito du ML

Edito du Monde Libertaire n° 1506 du 28 février au 5 mars 2008

Bon alors, dans cet édito on dirait qu'on parle pas du petit prince-des-cauchemards! C'est vrai, même sans lui, ça rouspète un peu partout dans le monde et en Franchouillie et malgré l'amoncellement d'injustices et de cynisme, Heike Hurst réussit tout de même à nous rapporter une brise rafraîchissante du festival de cinéma de Berlin et des films de jeunes qui défrichent en beauté une abominable réalité.
Au Sud, les faibles et les pauvres continuent à se faire affamer, torturer, spolier, torturer, massacrer dans ce que nos descendants de colons appellent le tiers ou le quart monde selon leur échelle de Richter du pillage. Au Nord, les employés, les ouvriers, les cadres, trop naïfs, continuent à être licenciés, délocalisés ou priés d'aller se faire voir dans une autre ANPE édénique… Les enseignants et les étudiants s'échinent à manifester oppositions et analyses lucides au décimage organisé de l'éducation… Les gens de cinéma et les artistes intermittents ou indépendants continuent à dénoncer l'emprise des gros marchands de soupe de spectacles… Tout un petit monde de gueux renaude face au démantèlement des services publics de tous les jours, postes, transports, justice prud'homale etc. Tout cela n'empêche pas leurs gouvernants, parachutés par les puissances de fric et à la tête des démocraties-représentativemon- cul, de s'envoyer par média interposés des congratulations auto-satisfaites. Bien sûr, ce ne sont pas les « oppositions institutionnelles », comme dirait ton prof de Sciences Po, qui veulent et peuvent y changer grand-chose: Le mou et gras saint-parti-socialiste empêtré à justifier les mêmes réformes mais sans en avoir l'air; les veules et calculatrices grosses centrales syndicales coincées entre une représentativité à 7 % et un cupide désir de garder les bonnes places de leurs permanents et qui pour cela s'écrasent mollement face à un Médef déchaîné qui promène en laisse nos fringants politiques. Quant aux municipales…sans commentaires.
Gardons un peu de bon sens: tous ces pépiements de salons, de Chambres, de symposiums entre gens-bien lavés n'arrivent pas à couvrir les hurlements désespérés et vains de tous les étrangers, enfants, femmes, jeunes hommes, raflés et parqués tels des bêtes, comme au regretté temps du maréchal, avant d'être renvoyés, avec un bon bâillon démocratique, vers la terre de leurs ancêtres qui se trouve être aussi celle de leurs bourreaux.
Pour finir, on avait promis de ne pas en parler, mais on résiste pas : À l'expo d'agriculture not'petit président s'est encore colleté avec un quidam; sa cote baisse jusqu'au trou noir, mais c'est pas grave pour France-inter car Fillon n'a jamais été aussi haut chez les sondés! Vous connaissez la blague du bon et du méchant flic? Vous en voulez encore?

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Edito du ML

Edito du Monde libertaire n° 1505 du 21 au 27 février 2008
L'étalonnette a toujours accordé une grande importance aux sondages, étant entendu que ce miroir a pour obligation de lui renvoyer une image aussi belle que celle qu'il a de sa divine personne. Las, le bon peuple manifeste des signes de grande lassitude, du coup, l'homme qui n'aime que lui-même fait un peu moins le faraud. Que faire alors pour carlabruniser les coeurs et restaurer une confiance qui fond comme la banquise au pôle Nord? Ben pardi, réutiliser des recettes éprouvées pour limiter la casse lors des prochaines élections municipales ! D'abord il envoie Fillon, un mec très propre sur lui, mais seulement sur lui précisons-le tout de suite, répéter que la chasse aux étrangers sans papiers ne mollira pas, puisque, en 2008, 26000 humains qui ne sont pas des fils ou des filles de la chrétienne Europe (sic), devront être raflés puis expulsés par le colonel Hortefeux et ses sbires.Au cas où cet engagement ne suffirait pas pour flatter les plus basses pulsions des bouffeurs d'étrangers, l'ami des milliardaires prône un retour de la morale à l'école. Pour pousser droit, euh pardon à droite, les loupiots devront se lever à l'écoute de l'hymne national car cela leur fera un excellent entraînement pour entonner dans la foulée un vibrant « Nicolas nous voilà ! »
Ces histoires de culte au drapeau et au petit Timonier restent muettes sur le pouvoir d'achat ? Qu'à cela ne tienne, l'impayable Éric Woerth, ministre du Budget, dit exclure la possibilité d'un plan de rigueur après les élections municipales de mars. Ni TVA, ni CSG ne seront rehaussées, clame le grand corbeau qui a du mal à cacher le subit allongement de son bec.
Comme tout irait bien si gober de tels boniments sans moufter ou bien avaler des pilules de Prozac était obligatoire… Ainsi, le quart des salariés du privé qui affirment avoir été victimes de différentes discriminations à cause de leur sexe (21 %), leur nationalité (17 %), leur âge (8 %), leur physique (7 %), verraient la vie en rose ! Mais, décidément, les travailleurs sont des ingrats, nous vous en fournissons un exemple supplémentaire. Michelin annonce un bénéfice net de 35,3 % en 2007 tout en maintenant sa volonté de fermer l'usine Kléber de Toul. Aussitôt le titre perd 1,7 % à la Bourse de Paris car les actionnaires sont déçus de l'insuffisance de la marge (9,8 % au lieu des 10,2 % attendus). Les salariés qui vont bientôt être jetés comme des pneus usés sont furieux, ne seraient-ils pas un peu gonflés ?
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Edito du Monde libertaire

Edito du Monde libertaire n° 1504 du 14 au 20 février 2008
La vue d'un kiosque à journaux ou d'un centre de presse rend, en ces jours, dubitatif, voire mélancolique, dans le sens premier du terme. D'un côté on voit le président de la République avec sa nouvelle épousée. De l'autre, des magazines plus sérieux (?) affichent la même bobine élyséenne, en solo, et parlent de « déceptio n, de « ce qui cloche », ça branlerait-il dans le manche ?
Ça gamberge dur pour expliquer pourquoi nombre d'électrices et d'électeurs du propriétaire des rênes de l'État se mordent les doigts devant l'étendue du désastre.
Il n'est pas besoin d'être anarchiste pour faire la liste des promesses non tenues. Et d'affirmer,
encore une fois, que le miroir aux alouettes a fonctionné à merveille et même plus. Villepin et les autres, qui déclaraient urbi et orbi il y a quelque temps qu'ils ne céderaient jamais à la rue, doivent faire leurs choux gras des reculades médiatisées de leur successeur.
Taxis, buralistes, fonctionnaires (ma non troppo!), le hamster de l'Élysée veut réparer une partie des bévues commises par son gouvernement.
On se demande même pourquoi les syndicats représentatifs ne remettent pas le couvert. Il est vrai que, dernièrement, ils ont à la quasi-unanimité relu La Boëtie !
La baisse de popularité dans les sondages, une «branlée» annoncée pour l'UMP aux prochaines
municipales, des dissensions internes, tout ça commence à faire beaucoup de pierres dans le jardin du pouvoir en place. Et, cerise sur le gâteau, le chef de l'État mettant dans l'Est français un masque de syndicaliste !
Qu'on se rassure, ils et elles n'ont pas lâché l'essentiel. Le Code du travail poursuit sa descente
dans les oubliettes, la reconnaissance juridique du foetus menace directement le droit à l'avortement… et la ratification du traité de Lisbonne se fait à la nuit tombée.
Autant de raisons pour continuer tous nos combats sans attendre que l'espoir sorte des urnes.!
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Edito du ML

Edito du Monde libertaire N° 1502 du 31 janvier au 06 février 2008

Avant quand on disait « général » on pensait assez souvent (?) au mécano de ladite locomotive et à la bouille lunaire de Buster Keaton. Maintenant on pensera aussi au lampiste de la Société générale. Piratage informatique, complicités diverses et à tous niveaux, on peut se perdre en conjonctures. Penser aussi que ce n'est que le petit bout del'iceberg et qu'il s'en passe sûrement de bien belles sans que les médias s'en emparent ! Les politiques ont beau « s'irriter », évoquer, histoire de faire peur, le spectre du krach de 1929, les faits sont là : le gouvernement français n'a été prévenu que trois jours après la «forfaiture».
Le temps, informatiquement parlant, de gommer des traces et de faire porter le chapeau à un pseudo-hacker ? Va savoir ! Il y a quelque temps il était de bon ton de se gausser de lItalie sous la botte pailletée de Berlusconi. Mais la saga people du chef de l'État français ne fait pas que le bonheur des caricaturistes de notre bel Hexagone. De par le monde ça se gondole aussi. «Nouveau Napoléon », «Président Duracell », ça cartonne dur sur l'image de la fille aînée de l'Eglise. Et notre pouvoir d'achat dans tout ça ? Il a du plomb dans l'aile. On en viendrait presque à se demander où va l'argent des contrats juteux annoncés ça et là. Par contre la société du spectacle, elle, fait recette à guichets fermés.
Sinon, côté social ce n'est pas le quart d'échec de la grève des fonctionnaires du 24 janvier qui va beaucoup nous remonter le moral. Il faut bien convenir que les élections municipales prochaines enrayent sérieusement les rouages syndicaux encore existants. Demain on rasera gratis et un monde merveilleux sortira des urnes, tel est le refrain lancinant qui bourdonne constamment à nos oreilles. Au début des années 1970 le Programme commun avait remplacé la lutte des classes dans les statuts des syndicats. Plus de trente ans après, les mêmes illusions perdurent. Pourtant le miroir aux alouettes du libéralisme a fait beaucoup de dégâts dans la gauche parlementaire, pour ne parler que d'elle. Un certain bon sens pragmatique pourrait redonner la priorité à l' «action syndicale ». Mais quand tordra-t-on le cou au léninisme et à la mise en laisse du monde du travail ? Il le faudra pourtant si l'on veut que se profile un autre futur !
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Edito du ML

L'éditorial du Monde libertaire n° 1487 du 27 septembre au 3 octobre 2007 :

" Bush et Kouchner, va-t-en-guerre sans frontière ", pouvait-on lire la semaine dernière sur une banderole à Washington. C'était Centre d'études stratégiques et internationales.

Kouchner " chef de la diplomatie française " y a été houspillé par des militantes antiguerre. " Dimanche, Kouchner a dépassé Bush ", a déclaré Gaëlle Murphy, une des militantes expulsées par le service de sécurité.

Le pauvre docteur avait beau se déclarer " pacifiste ", la secrétaire d'état Condoleezza Rice l'avait torpillé auparavant en déclarant qu'il n'y avait aucun désaccord fondamental entre Bernard et elle ! à l'élysée, on doit se réjouir que les ralliés du PS (ceux qui ont changé de collier…) apprennent si vite les leçons. Dans les gazettes, on nous apprend même qu'il y a de nouveaux arrivages. Ceux qu'on appelle les " seconds couteaux " rallieraient nombreux les cabinets ministériels du Premier ministre Fillon.

Pourtant ça ne lui réussit pas trop en ce moment. On dit même que sa cote de popularité, tout comme celle du président de la La phrase choc de Fillon (" Je suis à la tête d'un État qui est en situation de faillite financière ") prononcée vendredi dernier en Corse et sa mine renfrognée à la une des journaux ne doivent pas arranger l'affaire. Celui qui a été qualifié par le joggeur suprême de " collaborateur " a choisi sa manière à lui de ruer dans les brancards. Allez parler après de complémentarité entre l'élysée et Matignon !

Sur le front social (sic), on nous promet un réveil unitaire le 18 octobre prochain.  Tous unis derrière les cheminots? ça ne se bouscule pas au portillon, ça traîne même des pieds. Les syndicats de fonctionnaires se tâtent encore, d'autres aussi. On va taire les noms, rideau. Nous n'en sommes plus à la préparation du Grand Soir, mais construire l'unité de la classe salariée devrait être sérieusement à l'ordre du jour.

" Pas de passage en force " dans les négociations à venir, déclare Xavier Bertrand (ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité ), " Rien n'est ficelé ", rajoute-t-il. Mais le forcené de l'élysée voudra pousser à la vitesse supérieure !

Pendant ce temps-là, à Belleville à Paris, c'est " la chasse " aux sans-papiers chinois. La riposte dans l'Est parisien est unitaire. Si seulement ce qui reste de syndicalisme pouvait en prendre de la graine...


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Le viol discret du Code du Travail

Article du Monde libertaire hors série n° 33 du 27 décembre 2007 au 16 janvier 2008
Chroniques syndicales J-P G


Avant la « trêve des confiseurs », le parlement a tranché. Le code du travail version light a été adopté. Les voix de la gauche parlementaires se sont élevées, mais … Comme l'avait déclaré Gérard Filoche sur Radio libertaire aux « Chroniques syndicales » courant septembre (dont nous transcrivons ci-après la teneur) le débat ne passionne pas les foules : bien sûr aucune « une », à peine quelques lignes et encore, dans les quotidiens d'opinion. La presse financière ne pavoise pas, les « people » non plus. C'est vrai qu'avec les frasques élyséennes, ils et elles ont d'autre grain à moudre. Bon solstice d'hiver quand même.


Radio libertaire : Aujourd'hui nous recevons Gérard Filoche pour son livre La vie, l'amour sont précaires, pourquoi le travail ne le serait-il pas ? Ce livre a été édité chez Jean-Claude Cazevich. Le CPE et le CNE ont été deux prétextes à réécritures des 3851 articles du Code du Travail prévu par M. de Villepin. Une commission travaillait depuis août 2005 pour refondre les dizaines de livres du Code en 38 chapitres touchant aussi bien à la doctrine, à la nature du contrat, au CDE, au droit de licenciement, qu'aux détails des droits eux-mêmes dans toutes les branches et les métiers. Il était prévu que des ordonnances seraient votées pour refaire le nouveau Code en août 2006. Le magnifique mouvement social de février/avril aura différé ces ordonnances, mais pour combien de temps ? Le CPE a été retiré, mais qu'en est-il des autres attaques contre le droit social ? Nicolas Sarkozy qui en appelle à la rupture, ne cesse de proclamer qu'il est favorable à la destruction de 120 ans d'acquis sociaux. L'OCDE reproche au gouvernement français d'avoir cédé à « des groupes de pression vociférants » qui auraient empêché de flexibiliser le travail. Le MEDEF, lui, reprochait au CPE de ne pas aller assez loin dans la remise en cause du CDI. Des rapports multiples prônent la précarisation de tous les contrats salariés. « La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? », explique Laurence Parisot, successeur du baron Sellières à la tête du MEDEF. Elle recommande de la collaboration à la place de la subordination, la flexibilité à la place du licenciement. Le contrat « objectif cinq ans » à la place du CDI, la séparabilité à la place du droit à l'emploi. Le contrat gré à gré à la place du contrat collectif, enfin cette rupture avec notre droit social aura-t-elle lieu ? Le droit du travail est un droit intime qui concerne 16 millions de salariés dans le privé. Cela joue dans leur quotidien, dans leur activité professionnelle, même quand ils ne le savent pas. C'est un droit peu